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Scoop : Brassens sort de sa tombe pour demander que Sète soit fusionné avec Montpellier !

Houlàlà mais que se passe t-il ? Brassens n’arrive plus à trouver le repos paraît-il depuis que Monsieur Claude Verne s’en est pris à lui dans un discours d’ores et déjà culte. En effet, selon lui Brassens serait un homme de progrès ne comprenant pas que certaines personnes auxquelles on n’a rien demandé ne soient pas d’accord pour fusionner… Un comble !

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Alors comme ça Brassens serait un « homme de progrès » qui n’aimerait pas les petits villages ?

Bon c’est reparti… Selon certaines personnes, la définition d’un habitant d’un petit village semble être : « personne ayant les bras arrivant au niveau des genoux et la mâchoire proéminente. A tendance à brandir une massue en prononçant des borborygmes d’un air menaçant dès lors qu’il voit des choses ou des gens qu’il n’a jamais vus auparavant. Brassens réprouve ces gens. »

Ceci ne résiste pas aux faits. En effet, Brassens a maintes fois rendu hommage aux chansons de son enfance (la route aux quatre chansons), il admirait la vie rude et simple des gens du terroir (Bonhomme). D’ailleurs lui-même a vécu très sobrement toute sa vie.

Il ne se serait jamais reconnu dans les propos stéréotypés de quelqu’un qui, en guise d’argument pour justifier la disparition des services publics et le non-respect de l’opinion des gens, ne propose que des discours remplis de mépris pour ceux qui s’opposent à lui.

Mais qui sont les imbéciles heureux selon Brassens ?

Cette chanson du poète, « Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part », n’est pas une chanson contre les gens qui habitent « quelque part ». Elle est une chanson contre ceux qui pensent être le centre du monde parce que leur village serait le plus remarquable de tous. Elle est une critique envers ceux qui sont remplis de mépris contre le reste du monde, contre tous les fats, les sots qui se pensent plus forts, plus malins que les autres du haut de leurs remparts. Ce n’est pas du tout le cas des Lussaudiers qui veulent simplement garder leur village, mais qui ne se croient supérieurs à personne ! Exactement comme les Audoniens, qui voulaient juste que leur opinion soit prise en compte. On peut être attaché à son village au point de lutter contre sa disparition sans pour autant croire qu’il vaut mieux qu’un autre.

Je le demande solennellement : Monsieur Verne est-il la personne la mieux placée pour se revendiquer de la chanson de Brassens ? Rappelons-nous par exemple la couverture de Val D’Amboise info de l’automne 2017…

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Couverture du magazine Val d’Amboise Info numéro 54, on y voit un homme heureux qui déplace des maisons par sa simple volonté… Dieu ?

 

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Photo de Monsieur Claude Verne

« Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part », la profession de foi du Collectif.

Le Collectif d’Information pour la Fusion Saint-Ouen/Montreuil avait fait sa profession de foi de cette chanson pour bien rappeler à chacun que les motivations des Audoniens n’étaient pas nationalistes, chauvines mais que le projet de fusion était la volonté de gens qui considéraient qu’il était inutile de demander à leurs victimes si elles étaient consentantes, partant du principe que les lions ne demandent pas aux gazelles la permission de les dévorer.

Enfin rappelons à Monsieur Claude Verne que si le poète Georges Brassens a voulu être enterré sur la plage de Sète, son village de naissance et d’enfance, dans une superbe chanson qui n’a jamais laissé personne insensible ce n’est pas pour que des gens tels que lui, proposent de fusionner Sète avec Montpellier et de rebaptiser tout cela « Val du Golfe du Lion » car c’est plus moderne…



L’article de la Nouvelle République



logo_de_la_nouvelle_rc3a9publique_du_centre-ouest_2008_c3a0_aujourde28099huiMessage de Claude Verne aux “ porteurs de cocarde ”

Publié le  | Mis à jour le 

Claude Verne, remonté contre les chauvins chantés par Brassens.
Claude Verne, remonté contre les chauvins chantés par Brassens.
© Photo NR

Non, les fusions de communes ne tuent pas la ruralité : le président de Val d’Amboise a voulu en faire la démonstration, vendredi, lors de ses vœux.

La mi-mandat est passée, plusieurs projets communautaires ont abouti et d’autres, importants eux aussi, comme la construction de la nouvelle piscine dans la cité scolaire d’Amboise, devraient enfin avancer, malgré les difficultés (lire ci-contre). Ce qui préoccupe beaucoup les esprits, ces temps-ci, en Amboisie, c’est bien l’épineux sujet des fusions de communes : le discours des vœux de Claude Verne, vendredi soir, à Mosnes, l’a confirmé. Lui est un ardent défenseur de ces regroupements. Or, « aujourd’hui, parler […] de communes nouvelles semble réveiller ceux que le poète qualifiait de“ chauvins  et de “ porteurs de cocarde ” » (*), a-t-il déploré.
C’est direct ! D’après lui, l’heure est plus que jamais à la mise en commun des moyens des communes, car ceux-ci diminuent et elles ne pourront pas tout faire. En d’autres termes : faut-il préférer la « densité qui devient peu à peu impuissante » ou « faire le choix de retrouver des marges de manœuvre pour justement faire vivre notre ruralité ? »
Ici, les volontaires « courageux » qui ont choisi la deuxième option, se sont heurtés « à la fronde de tous les conservatismes ». Claude Verne n’a pas cité de nom, mais dans cette salle bien occupée, beaucoup ont compris : il parlait des citoyens de Saint-Ouen qui ont refusé la fusion avec Montreuil-en-Touraine.
L’année 2018 va être celle du travail d’approche entre Amboise et Lussault-sur-Loire, à regarder de près.
En attendant, Val d’Amboise entend poursuivre les mutualisations. Après les services communs finances, voirie et informatique, créés en 2017, deux autres mutualisations sont à venir, cette année : services techniques et urbanisme. « L’environnement et la gestion des bâtiments sont également en réflexion pour un aboutissement cette année ou l’an prochain », a annoncé Claude Verne.
Deux autres services mutualisés cette annéeCette croissance pourrait bien déboucher sur une crise du logement dans les bureaux de la CCVA, qui envisage d’investir d’autres bâtiments communautaires, redécouverts dans le secteur de Saint-Maurice, à Nazelles-Négron. Tout le quartier autour de la gare a « besoin d’être repensé ».
(*) : Brassens, dans sa chanson « La ballade des gens qui sont nés quelque part ».


En conclusion et avant de commencer par des chansons au texte fin et subtil, le Collectif propose à monsieur Claude Verne de débuter avec quelques chansons au texte plus simple. Ainsi cette autre célèbre chanson du poète fera très bien l’affaire, chantée par force gens qui savaient bien de quoi il était question :
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