Points de vue

Et Pierre Gattaz, il en pense quoi de la fusion ?

Personnage incontournable de la vie publique, le président du MEDEF est la personne la plus visible médiatiquement à chaque conflit social. Il murmure à l’oreille des dirigeants que l’on élit pour leur expliquer que la politique c’est une chose mais que l’économie du point de vue patronal en est une autre et leur fait part de sa façon de voir les choses.

Il est un symbole d’une certaine idée de la modernité : ne pas prendre en compte l’opinion publique pour faire passer en force des décisions impopulaires.

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Pierre Gattaz  regarde vers l’avenir pour la France

Pierre Gattaz dit « Oui, absolument ! » à la fusion entre Saint-Ouen et Montreuil. Bien sûr, vous vous en doutiez tous, il abhorre le « mille-feuille administratif » qui coûte « une fortune à France » et il est pour une « simplification des normes » amenant « bonheur et liberté » aux consommateurs selon sa diatribe habituelle. Cela est totalement cohérent avec son leitmotiv traditionnel puisqu’en tant que président du MEDEF il estime que l’État doit soutenir les entreprises par le biais de subventions toujours plus massives et une réduction des « charges sociales » inutiles et amenant un « coût du travail » intolérable.

Tout cela il l’écrit noir sur blanc dans son livre bleu de doléances aux candidats à la présidence de la République française. En effet, chaque candidat a reçu son exemplaire du livre bleu rédigé pour l’occasion par le MEDEF. L’occasion pour cet organe patronal de faire savoir ses attentes et pour les électeurs qui le lisent d’avoir une idée sur les objectifs du syndicat des patrons lors de la prochaine mandature.

SUPPRIMER LA CLAUSE DE COMPÉTENCE GÉNÉRALE ET RÉFORMER LE MILLEFEUILLE TERRITORIAL

Notre pays doit en finir avec la complexité qui caractérise l’organisation de ses territoires. La clause de compétence générale est une disposition qui a aggravé la redondance des compétences au sein du millefeuille territorial, et il faut donc la supprimer clairement et définitivement, de sorte à définir de manière exhaustive et précise les missions allouées à chaque niveau territorial. Aussi, il est essentiel de réduire le nombre de collectivités territoriales et d’élus, avec une restriction du cumul des mandats. Le programme de suppression d’échelons territoriaux doit être accompagné d’une obligation de fusion et/ou de mutualisation des services. Il importe également de réduire à deux seulement le nombre d’échelons locaux ayant le pouvoir de lever l’impôt afin de maîtriser l’évolution de la fiscalité locale.

Pour lire le texte en entier, cliquer ici.

En supplément, un article de l’Opinion rappelant les grandes revendications patronales et montrant les liens existants entre Gattaz et le candidat des Républicains. Ajoutons, pour être complet que François Baroin est pressenti pour être premier ministre de François Fillon en cas d’élection et que François Baroin est, tant que président de l’Association des Maires de France, un des instigateurs du mouvement de fusions actuel.



Résultat de recherche d'images pour Pierre Gattaz cache mal son enthousiasme pour le programme Fillon

Le patron des patrons se félicite de l’ambition du candidat de droite de rétablir plein emploi et de faire de la France la première puissance européenne dans dix ans

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Pierre Gattaz et François Fillon à l’Université d’été du Medef

Pierre Gattaz et François Fillon à l’Université d’été du Medef
Les faits. 

Le caractère radical du programme économique et social de François Fillon, qui ravit le patronat français et a contribué à sa victoire à la primaire de la droite, pourrait bien devenir rapidement son talon d’Achille dans la campagne présidentielle. Selon l’institut Harris Interactive, son électorat de la primaire est âgé à 55 % d’au moins 50 ans (34 % de 65 ans et plus). Il est composé à 45 % d’inactifs et à 34 % de personnes issus des catégories socioprofessionnelles supérieures.

Qu’on se le dise! Pierre Gattaz, le président du Medef, ne fait pas de politique. D’ailleurs, il ne soutiendra personne lors de la prochaine élection présidentielle. Mais tout en se défendant d’être « ultralibéral », le patron des patrons a du mal à cacher son enthousiasme pour le programme de François Fillon.

Fixer comme objectif le retour au plein emploi et faire de la France la première puissance européenne en dix ans : des objectifs qui lui font dire plusieurs fois « bravo! ». Ramener le taux de chômage ne serait-ce qu’à 6% (soit créer 2 millions d’emplois) : c’est à ses yeux « l’alpha et l’omega ». « La France serait aux trois quart sauvée car cela répondrait à quasiment tous ses problèmes. Car quelle est la pire injustice que le chômage? » a-t-il expliqué, lundi, devant l’Association des journalistes européens Europresse.

Dans la situation où le pays se trouve, « juste avant sa Last exit to Brooklyn », un bon candidat à la présidence de la République se doit de consacrer 75% de son programme à l’économie, tranche-t-il. Un programme idéal que Pierre Gattaz décline en fonction des besoins des chefs d’entreprise pour rétablir leurs marges. A savoir, réformer la fiscalité pour ceux qui n’ont pas les moyens d’embaucher; simplifier les règlements et les normes pour ceux qui ont peur de le faire ; améliorer les systèmes d’éducation et de formation pour ceux qui, comme lui chez Radiall, ne trouvent pas les salariés qu’ils recherchent sur le marché du travail. « Comme la défense ou la culture, l’économie devrait devenir un thème régalien car il n’y a pas 50000 manières de la gérer. Et cela permettrait de préserver la confiance des chefs d’entreprise en cas de coup de barre politique à droite ou à gauche », conceptualise le président du Medef.

Aujourd’hui, rapidité et brutalité ne lui font pas peur. « Il faut faire les réformes le plus vite possible car plus on attend, plus on se fait mal. Déjà descendue en deuxième division, la France est menacée aujourd’hui de tomber à l’échelon en dessous. Si on libére les choses rapidement, le redressement peut aller très vite», assure Pierre Gattaz. Dès lors qu’un programme aura été soigneusement et longuemment expliqué avant d’être légitimisé par les Français, rien ne devrait pouvoir le bloquer.

Une usine par village.

« Réduire les dépenses publiques de 100 milliards d’euros sur cinq ans a déjà été réalisé par d’autres grands pays, alors pourquoi pas chez nous? » s’interroge-t-il en comparant la tâche à celle de tout bon chef d’entreprise qui rabote partout pour chercher la croissance. Omettre de placer l’Europe au coeur du programme présidentiel comme François Fillon ne choque pas non plus le patron des patrons. « Il faut rétablir le bateau France pour rêver d’une Europe meilleure. Cette dernière a besoin de deux moteurs, l’Allemand et le Français », estime Pierre Gattaz qui juge « enthousiasmant et conquérant » d’avoir une vision à dix ans.

Rêvant de créer « une usine par village » comme cela a été fait en Suisse, le président du Medef se dit prêt à coopérer avec tous les candidats. L’organisation patronale devrait présenter en janvier une nouvelle version de son « livre bleu », intitulé Quelles réformes?, pour alimenter tous ceux qui le désirent. Comme elle l’a été pour François Fillon dont il vante « la qualité d’écoute, le pragmatisme et l’absence d’arrogance », la porte de l’organisation est ouverte à tous.

Mais comme le prévient Pierre Gattaz, notamment à l’adresse d’Emmanuel Macron dont il attend le programme, « les Républicains ont pris des mois d’avance »…

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