Points de vue

Reste t-il des gens pour croire que la fusion n’aurait aucune conséquence sur l’école de Saint-Ouen-les-Vignes ?

Le 9 octobre dernier s’est tenu le congrès national de l’Association des Maires Ruraux de France durant lequel la sonnette d’alarme a été tirée par les élus départementaux de l’Association au sujet des écoles.

Non, il ne s’agit pas d’une vue de l’esprit le phénomène de regroupement et de volonté de faire disparaître les écoles rurales afin de permettre à l’Etat de faire des économies et bien réel.

Attention ! Que personne ne s’y trompe : économies pour l’État ne veut pas dire économies pour les populations, bien au contraire

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Oui, l’école de Saint-Ouen-les-Vignes est menacée par le projet de fusion de quelques membres du conseil municipal.
Il est temps de dire les choses telles qu’elles sont. La raison en est simple, l’Éducation Nationale veut faire des économies et le meilleurs moyen pour elle reste de supprimer des postes d’enseignant, ce qui est beaucoup plus simple à faire dans de grandes structures que dans des petites.
D’ailleurs la situation a pris un tour tel que le congrès de l’AMRF dont « l’école en milieu rural » était le thème principal cette année s’est retrouvé submergé par les afflux de témoignages alarmistes.
En témoigne ce compte rendu du Conseil Nationale de Résistance des Communes et des Départements :
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STOP à la fermeture des classes et des écoles publiques !

Publié le 26 octobre 2016

bouton téléchargerLors du congrès national de l’Association des maires ruraux de France (AMRF) le 9 octobre dernier, 27 présidents départementaux de l’association, ont clairement établi le bilan désastreux des conventions « ruralité » à propos de l’école et se sont adressés à la direction de l’AMRF :« Il est maintenant clairement annoncé qu’on se dirige vers la suppression des petites écoles à moins de 4 classes et que l’on tend à des regroupements concentrés de plus en plus importants dont l’efficacité n’a jamais été démontrée. Il est évident qu’une telle concentration aboutira à terme à la disparition des bourgs et des communes rurales. L’école, plus que tout autre service public, est une des clés de l’avenir de nos territoires. L’objectif est bien de faire des économies de postes, mais uniquement pour le ministère de l’Éducation. Le coût pour les collectivités dépassera largement les économies escomptées (construction de grands groupes scolaires, transports, perte d’attractivité, etc.). Sans compter les journées de plus en plus longues pour les enfants, surtout pour les plus petits (…). »

Des élus de Côtes-d’Armor ont communiqué au CNRCD le bilan de cette politique :

« La direction départementale des services de l’Education nationale a annoncé le regroupement des écoles pour la rentrée de septembre 2016. Avant septembre 2016, on comptait pour ces communes, qui ont décidé de fusionner, six écoles publiques et 27 classes : Langourla (2 classes), Le Gouray (6 classes), Saint-Jacut-du-Mené (3 classes), Saint-Gilles-duMené (2 classes), Collinée (5 classes), Plessala (6 classes). A la rentrée, il ne reste plus que deux écoles : Saint-Jacutdu-Mené (16 classes) et Plessala (8 classes). Il est prévu que les classes existant actuellement dans les communes soient conservées (pour combien de temps ?) mais ne seront plus des écoles à part entière. »

Le résultat est imparable : de 6 écoles de 27 classes, on est passé à 2 écoles de 24 classes et – hélas ! – ce n’est pas fini ! C’est pareil dans tous les départements. Au nom du pacte de responsabilité, le gouvernement cherche à réduire massivement le nombre d’écoles (et de classes).

A travers la mise en place de ces conventions, il veut faire impliquer les élus eux-mêmes dans la décision des regroupements et donc les fermetures d’écoles et de classes.

Les 27 présidents départementaux demandent à l’AMRF :

« Que le projet gouvernemental actuel de restructuration du réseau scolaire décliné aujourd’hui sur chaque département à travers les conventions ruralité soit immédiatement arrêté. Aussi, nous demandons que l’Assemblée générale de l’AMRF, réunie le 9 octobre prochain, adopte une motion se positionnant clairement contre ce projet gouvernemental et la transmette à Madame la Ministre de l’Éducation nationale. »

Comment comprendre que la direction de l’AMRF n’ait pas repris cette exigence ? :

Le rôle des associations d’élus (AMRF, AMF, ADF, ANECR…) ne devrait-il pas être de prendre la tête de cette indispensable résistance ? Comment le faire, comment se situer sur le terrain de la reconquête de la souveraineté de nos communes, pilier de la République, sans exiger l’abrogation des lois imposées par les gouvernements Sarkozy et Hollande, qui ont généralisé l’intercommunalité forcée, institué les métropoles et entrepris le démantèlement des départements, à commencer par la loi NOTRe ?

On ne peut se soumettre à cette loi infernale de la concentration technocratique qui délite les conditions d’une action publique responsable et soucieuse de la seule dimension humaine : oser s’attaquer ainsi aux conditions de l’éducation et poursuivre la dévitalisation des espaces ruraux tout en sollicitant la collaboration des élus locaux relève d’un cynisme insupportable !

C’est pourquoi le CNRCD, qui apporte son appui à toutes les initiatives de résistance des élus, en lien avec la défense des intérêts de la population et des agents territoriaux, appelle à soutenir l’initiative engagée par les 27 présidents départementaux de l’AMRF.

Rejoignez le CNRCD, signez son manifeste !

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