Analyses

Compte rendu de conseil municipal du 20 octobre :

La montagne qui accoucha d’une souris !

Et voilà ! Le verdict est tombé !

Le nombre de participants aux groupes de travail pour réfléchir aux conditions d’une fusion est connu de tous maintenant puisqu’affiché devant la mairie : 14 !

C’est donc fort de la légitimité de 14 Audoniens prêts à réfléchir aux modalités de la mise en oeuvre d’une fusion que la municipalité va étudier la mise en oeuvre d’un projet de fusion avec Montreuil. Et plus si affinités…

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Il y a plus de monde sur cette image que dans les groupes de travail de Saint-Ouen-les-Vignes !

 

Le poids de la représentativité : 14 inscrits

La municipalité a sa base démocratique ! Elle peut maintenant bomber le torse, forte de la légitimité de 14 inscrits pour réfléchir aux modalités d’une fusion. Notons que dans le même temps le nombre de retours de coupons « contre une fusion » n’a pas été donné. Dommage, il y a fort à parier qu’il y en avait bien plus.

Mettons encore une fois en perspective ces 14 inscrits avec les quarante Audoniens heureux qui se sont fait photographier avec le panneau de Saint-Ouen-les-Vignes, avec les cinquante participants au pique-nique citoyens, avec les quatre-vingt-trois demandes de référendum, ou avec les trois cent soixante-sept signataires de la pétition. Et que dire des cinq mille visites sur le blog, preuve du sérieux de celui-ci et de l’intérêt qu’il suscite !

Opération déni d’existence

Ça c’est pour le côté démocratique de l’opération. Car, nous le savons tous maintenant, il y a aussi un côté sombre à tout cela. Ce vernis démocratique s’accompagne d’une tentative permanente de déni au droit d’exister de l’opposition représentée par le Collectif d’Information. Ainsi est noté sur le compte-rendu :

Madame le Maire et ses adjoints ont eu un entretien très constructif avec huit administrés qui se sont désolidarisés du collectif anti-fusion.

Depuis quand les administrés peuvent parler lors d’un conseil municipal ? Jamais ce droit  n’a été octroyé aux membres du Collectif y compris quand des conseillers municipaux se bouchaient le nez en tendant entre deux doigts un courrier qui leur avait été adressé. Et si cet entretien a eu lieu après le conseil municipal, pourquoi figure-t-il dans le compte-rendu ? Jamais non plus (dans ce contexte on aura compris que ce n’est pas compatible) le collectif n’a eu droit à des réponses constructives à ses questions et elles sont nombreuses. Peut-être que les questions des administrés étaient moins embarrassantes ou allaient plus dans le bon sens pour la municipalité.

Il semblerait nécessaire pour avoir le droit à des « échanges constructifs » de « se désolidariser » du collectif. En tout cas le sujet est assez grave pour être noté sur le compte-rendu ! Citoyens si vous voulez des réponses dites d’abord que vous n’êtes pas solidaires du Collectif et vive la démocratie !

Et par pitié, madame le maire, apprenez que le nom du Collectif est : Collectif d’Information sur la Fusion Saint-Ouen/Montreuil, vous gagnerez ainsi en crédibilité dans vos propos car écorcher ainsi le nom du cifsom revient à écorcher la dignité de tous ceux qui en sont solidaires et ils sont plus nombreux que huit.

Une fusion à combien au juste ?

Mais laissons-là ces enfantillages dignes d’une cour de récréation et parlons de la troisième chose intéressante écrite dans ce compte-rendu :

La suggestion d’ouvrir les groupes de travail à des observateurs de communes voisines a été retenue. Ces communes sont également destinataires des comptes-rendus des groupes de travail.

Autrement dit les communes voisines, forcément intéressées par ce qui va être produit par les groupes de travail, sont conviées et pourraient tout à fait s’inscrire en cours de route pour une fusion eux-aussi. Autrement dit, on commence à deux mais combien serons-nous à l’arrivée ?

De plus, et c’est là une chose étonnante, il est même possible que les communes voisines nous rejoignent une fois la fusion faite sans que les habitants de la commune nouvelle n’aient leur mot à dire. Autrement dit, on nous demande notre avis pour une fusion à deux et on se retrouve 5 ou 6. Notre compagnon Stéphane Ternoise évoquait déjà cette question lors du pique-nique citoyen du 11 septembre dernier :

En conclusion ce conseil municipal aura permis à tous les Audoniens de se rendre compte que la nature du projet de fusion restait la même, encore et toujours : manque de représentativité populaire et absence de justification démocratique, manque de clarté et de lisibilité du projet avec la présence de conseillers des communes voisines, absence de considération pour les opposants (non pas forcément à la fusion mais aux méthodes qui n’ont pas changé). La municipalité franchit un nouvel échelon dans l’autoritarisme.

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