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Faut-il encore des preuves que les projets de fusion se font le plus possible dans le dos des administrés ? Voici maintenant  l’exemple de Mernel

Incroyable ! L’article que vous allez lire ici est tiré de Ouest-France. Rien n’a été ajouté ou enlevé. Toutes les informations qui y sont données, sous l’autorité de monsieur Julien Molla, le journaliste, sont donc vraies. Pourtant, tous ceux pour qui les mots démocratie ou République ont un sens ne peuvent s’empêcher de se pincer pour croire ce que lisent leurs yeux…

Rapidement: nous sommes du côté de Maure-de-Bretagne, ou le maire se verrait bien opérer une petite fusion avec les communes environnantes afin de récupérer une enveloppe sympathique pour finir son mandat. Il propose donc aux communes alentour dont une partie dit immédiatement non. Une autre partie accepte de réfléchir et dira non plus tard (lire bientôt le dossier sur la seule commune qui dira finalement « oui » et qui se retrouve à l’heure actuelle au tribunal administratif).

Parmi les communes qui disent « non » il y en a une, Mernel, qui écrit sur le compte-rendu de son conseil municipal qu’elle est opposée au projet de fusion en commune nouvelle avec Maure-de-Bretagne. Alors là c’est le stupeur pour le maire de Maure-de-Bretagne qui voulait surtout que le sujet reste bien caché à ses administrés. Sa justification est surréaliste, tout simplement… Malaise…

Et après certains élus prétendent qu’ils ne préviennent pas les administrés parce qu’ils ne savent pas eux-mêmes

Le projet de commune nouvelle fait polémique

  • Si proches et pourtant si éloignées sur le projet de commune nouvelle. Le conseil municipal de Mernel a refusé ce projet au grand dam de Michel Chiron, le maire de Maure-de-Bretagne, qui mène ce projet en son nom propre.Si proches et pourtant si éloignées sur le projet de commune nouvelle. Le conseil municipal de Mernel a refusé ce projet au grand dam de Michel Chiron, le maire de Maure-de-Bretagne, qui mène ce projet en son nom propre. | Archive Ouest-France

Julien MOLLA.

Fin septembre, le conseil municipal de Mernel se disait contre l’idée de commune nouvelle. Au désarroi des maires du canton qui préféraient ne pas rendre public ce projet en gestation.

« Après en avoir délibéré, le conseil municipal, à l’unanimité, ne souhaite pas faire partie de ce projet et rejette toute idée de création de commune nouvelle concernant Mernel dans le contexte actuel. » Cette phrase tirée du compte rendu du conseil municipal de Mernel, paru dans notre édition du 1er octobre, a mis le feu aux poudres dans le canton de Maure-de-Bretagne.

En présentant à son conseil l’idée de commune nouvelle, avancée par Michel Chiron, le maire de Maure-de-Bretagne, Jean-Yves Inizan, son homologue de Mernel, a mis sous le feu des projecteurs un projet que beaucoup voulaient voir avancer dans l’ombre.

« Pas besoin de rendre ça public »

« Il y a certains projets qu’il vaut mieux ne pas mettre sur la place publique pour pouvoir faire avancer les choses, reconnaissait, jeudi après-midi, Roger Morazin, le maire de La Chapelle-Bouëxic, au sortir d’une réunion informelle avec quelques-uns des édiles du canton. Ce n’est pas que l’on veuille cacher quoi que ce soit. Mais comme nous sommes encore en phase de réflexion sur ce projet, il n’y avait pas forcément besoin de rendre les choses publiques. »

Comme ses collègues de Saint-Séglin, de Loutehel, des Brûlais ou bien encore de Maure-de-Bretagne, présents à cette réunion, il assurait « que nous n’en sommes pas encore à la phase de choix. Moi, aujourd’hui, je ne peux pas dire si je suis pour ou contre l’idée de commune nouvelle. Il faut voir les avantages, les inconvénients, prendre le temps de laisser mûrir le projet. »

Une promesse à tenir

Une décision trop rapide ? Jean-Yves Inizan n’était pas vraiment de cet avis. Lui qui rappelait sa promesse électorale de pas faire fusionner sa commune. « Une fusion ou une commune nouvelle, c’est un peu pareil. Moi je tire mon pouvoir du conseil municipal et ce dernier s’est dit contre le projet. »

Une situation qui a eu le don d’agacer Michel Chiron. « J’ai organisé une première réunion de ma propre volonté, sans avoir été mandaté par mon conseil. Lors de ce rendez-vous, nous avions prévu que chacun interroge son conseil municipal de façon discrète. Je regrette que cela soit sorti dans la presse en ce qui concerne Mernel. » « On nous a effectivement demandé d’en parler au conseil municipal mais que cela reste confidentiel, reconnaissait son homologue. Mais moi, ce dont je parle au conseil, je le mets dans le compte rendu. »

« Ils disent non à l’unanimité, s’agaçait également Michel Chiron. S’il était contre, pourquoi est-il venu à la première réunion ? Moi j’appelle ça de l’espionnage. » « Pourquoi me reprocher d’être venu voir ce qu’on proposait pour me faire une idée », répondait le maire de Mernel. Au final, deux façons de faire différentes. « Je pense qu’il faut laisser mûrir ce projet, travailler dessus pour pouvoir, ensuite, apporter toutes les réponses à nos concitoyens »,concluait Michel Chiron. Le maire de Mernel, lui, était visiblement prêt à en parler au conseil municipal. Et à le faire savoir.

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