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Dossier: Que signifient les crêpes noirs sur les panneaux d’entrée dans les villes?

Les Audoniens qui ont pris ou prennent actuellement la voiture ont certainement remarqué un certain nombre de villes dont le panneau d’entrée est orné d’un crêpe noir. Mais pourquoi?

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A l’heure où les Audoniens mettent en valeur leurs panneaux d’entrée dans leur commune d’autres le couvrent d’un crêpe. Les panneaux sont-ils devenus à ce point des éléments centraux de la vie locale? Eh bien oui en quelque sorte car ce mouvement national, initié par l’Association des Maires Ruraux de France, entend protester ainsi contre la loi Notre, la Nouvelle Organisation Territoriale de la République, cette fameuse loi promouvant les Communes Nouvelles et les nouvelles régions, encourageant les regroupements et les fusions hâtives décidées de manière a-démocratiques par les conseils municipaux à l’insu des habitants.

A visionner: un reportage France 3 Corrèze avec les maires de Rosiers d’Egleton et de Brive-la-Gaillarde


 

La Voix du Nord

Audomarois : les maires ruraux s’élèvent contre les fusions de communes

PUBLIÉ LE 30/05/2015
PAR MARIE JANSANA

Président de l’association départementale des maires ruraux, Michel Hermant a symboliquement placé sa commune, Roquetoire, en deuil, pour protester contre le projet de loi portant sur la réorganisation des collectivités. Il craint que les petites communes y perdent leur liberté d’action.

 

 Le maire a apposé sur les panneaux d’entrée de son village un crêpe noir, pour marquer son opposition aux fusions des communes.

Ci-dessous un article de l’Est Républicain montrant le rassemblement des élus de la Meuse (la moitié des élus du département!) le 14 juillet 2015 et expliquant les revendications des manifestants:

MEUSE : PRÈS DE 250 MAIRES RURAUX MANIFESTENT À BAR-LE-DUC CONTRE LA NOUVELLE RÉFORME TERRITORIALE

Près de 250 maires ruraux ont manifesté, hier matin, devant la préfecture de la Meuse pour rejeter le projet de loi de la nouvelle organisation territoriale.

15/07/2015 à 08:45

Il y a quelques jours, c’était Paris, Bordeaux, Metz… Hier matin, c’était au tour de Bar-le-Duc d’accueillir une manifestation d’élus locaux, mobilisés pour exprimer leur « rejet du projet de loi NOTRe » (Nouvelle organisation territoriale de la République). « Et ses conséquences néfastes sur l’organisation des territoires ruraux ».

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Journée symbolique, ce 14 juillet, principalement dédié aux traditionnelles commémorations, n’a pourtant pas démotivé les troupes : sur les quelque cinq cents premiers magistrats que compte ce département rural, ils étaient, en effet, près de deux cent cinquante, arborant leurs écharpes tricolores, à manifester, contre la nouvelle réforme territoriale, devant la préfecture de la Meuse.

« Une belle mobilisation qui ne fait que commencer », se félicite Régis Mésot, le président de l’association des Codecom de Meuse, à l’initiative de ce mouvement mené avec l’association des maires de Meuse et l’association des maires ruraux de Meuse.

Sur la place de la préfecture, devenue en quelques minutes noire de monde, et sous les regards médusés des Barisiens attablés devant le petit noir du matin, les élus sont allés déposer, devant la maison de la République, les panneaux d’entrée de leurs villages, barrés d’un ruban noir, en signe de deuil. Les élus craignant « la suppression des petites communes et la réduction des élus locaux ».

« Technocratie parisienne »

Un point relevé par Régis Mésot, à l’heure de prendre la parole, aux côtés d’élus et d’assesseurs de la CDCI (Commission départementale de la coopération intercommunale). Estimant que « cette loi est motivée par des objectifs de rationalisation et de réduction des dépenses publiques », le président de l’association des Codecom de Meuse rappelle les points d’achoppement qui irritent les élus : « Le seuil inadapté des 15.000 habitants ; le transfert obligatoire des compétences eau et assainissement en 2020, sans tenir compte de l’impact, en terme de coût, pour les usagers, est irréaliste. Et les pouvoirs renforcés du préfet pour redessiner la carte des intercommunalités par des fusions forcées, dans des délais de concertation comprimés, sans en avoir mesuré les conséquences fiscales pour les contribuables ».

Applaudi à tout rompre, Régis Mésot insiste sur un point soutenu par l’ensemble des élus et relevé par les différents orateurs, à l’heure des discours. « Nous ne sommes pas opposés à une réforme. Mais nous ne voulons pas d’une réforme territoriale qui entraîne une hausse de la fiscalité des contribuables, sans leur apporter de services supplémentaires ». L’occasion de se faire le porte-parole de l’ensemble des maires ruraux. « Nous ne voulons pas d’une réforme urbaine, adaptée aux grandes villes et agglomérations, non transposable en milieu rural ».

Avant de clore son propos, Régis Mésot se tourne vers le sénateur, Gérard Longuet et le député-maire de Bar-le-Duc, Bertrand Pancher : « Messieurs les parlementaires, si vous voulez que ‘’Votre’’ loi devienne la ‘’Nôtre’’, entendez-nous ».

Mettant en lumière « une mobilisation exceptionnelle avec la présence de près de la moitié des maires du département », Gérard Longuet revient sur un aspect évoqué précédemment par Gérard Abbas, assesseur à la CDCI lorsqu’il déplore « une technocratie parisienne à marche forcée. »

Solidaire, Bertrand Pancher évoque « une boulimie législative et réglementaire, une réforme qui demeure un grand mystère, sans aucune concertation », rappelant « qu’en Meuse, les groupements intercommunaux se sont faits en prenant notre temps. Et pas dans la précipitation. » Avant de conclure : « Le combat que vous menez est le combat du bon sens. Le combat de l’avenir du territoire. »

Martine SCHOENSTEIN

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

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