Analyses

Hubert LARDEUX, ex-candidat aux élections municipales d’Angers mène la lutte contre les projets de communes nouvelles qui rencontrent souvent une forte résistance de la population, résistance au nom d’un service public de qualité, d’un refus d’une logique d’austérité généralisée, mais aussi refus de la dissolution des communes, jusqu’à aujourd’hui maillon démocratique le plus fort de notre république.

16 Février 2015

"Non, les communes nouvelles ne sont pas inéluctables !"

Ci-après un article « contre » les Communes Nouvelles. Pourquoi pas, tous les avis sont intéressants. En ce qui concerne Cœur de Bourgs, il ne faut pas oublier l’objectif essentiel : la réunification administrative de nos deux cités, Le Fresne et Ingrandes, en profitant de l’opportunité donnée par la Loi. Les réflexions en cours au niveau de nos élus ( et bien malheureusement qu’à ce seul niveau !) pour des Communes Nouvelles sont – en fait – distinctes de la réunification Ingrandes – Le Fresne, et ne doivent pas faire oublier l’objectif principal, la réunification.

Le Léger Rien

La Tribune du lundi – Rédigé par Hubert LARDEUX, ex-candidat aux élections municipales d’Angers (liste « Contre les politiques d’austérité, pour la République et la Démocratie ») – Le 16/02/2015

Contribuer au débat public et, à notre niveau, participer à l’indispensable vie des idées, c’est l’objet de [La Tribune du Lundi], carte blanche proposée à des acteurs économiques, politiques, sociaux ou culturels du territoire angevin. Et c’est un ancien candidat aux élections municipales d’Angers, Hubert Lardeux (Parti ouvrier indépendant) qui prend la plume cette semaine, pour se dresser contre la mise en place des communes nouvelles « à marche forcée ».

« Lors des dernières élections municipales, bien peu d’électeurs et de candidats pouvaient s’imaginer que le mandat confié pour 6 ans devrait se soumettre au dictat du gouvernement relayé par le Préfet de Maine et Loire et les partis institutionnels pour opérer dans notre département, en 2015, la dissolution de leur commune au sein de « communes nouvelles » prévues par la loi de 2010.

Cette réforme, présentée comme inéluctable, serait justifiée par « la nécessaire maîtrise des dépenses locales » qui doit permettre « la contribution des collectivités territoriales à la réduction des déficits publics», politique conduite pour respecter le pacte de stabilité de l’Union Européenne. Pour s’assurer de la bonne volonté des élus à s’engager dans ce dispositif, l’État opère le chantage à la poursuite de la baisse des dotations ou… leur maintien pendant 3 ans en cas de communes nouvelles.

Le Préfet se garde bien de préciser que la réduction des dotations se poursuivra pour toutes les communautés de communes qu’elles soient constituées de communes nouvelles ou anciennes. L’opération consiste à faciliter une nouvelle intercommunalité forcée d’au minimum 20 000 habitants (50 000 selon le Préfet) dont les contours se dessinent actuellement.

Le député–maire de Beaufort se prononce pour le regroupement des 7 communes de la ComCom actuelle en commune nouvelle et se dit « pas gêné de devenir un Maire délégué dans une grande commune». Si la ComCom Pouancé–Combrée devenait une commune nouvelle avec ses 14 communes actuelles, le nombre de conseillers municipaux passerait de 186 à 33. Les partisans de la réforme se rassurent en indiquant qu’il s’agit d’une « mutualisation, pas d’une fusion, chaque commune conservant son identité ». Mais le conseil communal constitué autour du maire délégué n’émettra un avis que sur les décisions pour lesquelles le conseil municipal aura bien voulu le consulter. Que restera-t-il alors du lien entre les habitants et les élus, cette démocratie de proximité constitutive de l’organisation de la République ?

Voilà l’enjeu des « communes nouvelles » testées à marche forcée en Maine et Loire contre les communes !

Le récent rapport du Commissariat Général à l’Egalité des Territoires préconise de modifier la gouvernance des ComCom afin « d’éviter une influence trop importante, voire bloquante, des petites communes ». Ce rapport propose de réduire à moins de 1 000 le nombre de ComCom en métropole, soit 6 à 8 en dehors d’Angers, Cholet et Saumur pour le 49 contre 30 actuellement. Ces nouvelles ComCom devraient absorber les syndicats intercommunaux actuels et adopter une fiscalité unique pour lever « les freins à l’intégration et la mutualisation » !

Le Maire de Baugé en Anjou a beau déclaré « être attaché à la commune qui constitue le 1er échelon de la démocratie, [vouloir] maintenir la proximité avec la population et ne pas perdre la commune historique », l’objectif de la réforme territoriale en cours conduit inexorablement au regroupement et à la fermeture des écoles, à la disparition des bureaux de Poste, à la mutualisation des services municipaux, aux suppressions de postes dans la territoriale, à la désertification.

Dans ces conditions, le souhait de la maire du Guédéniau que « tous ensemble, nous serons plus forts pour garder notre bassin de vie, nos écoles, nos associations et un service de proximité pour les habitants » restera vain !

Tout l’enjeu de la confrontation qui s’annonce est là. Au-delà des certitudes affichées, les communes nouvelles représentent un passage qui n’a rien d’obligé mais qui a l’objectif de faciliter la disparition des services publics et d’accélérer la dissolution des communes. La résistance à ce mouvement c’est la défense des communes, de la démocratie. »

"Non, les communes nouvelles ne sont pas inéluctables !" "Non, les communes nouvelles ne sont pas inéluctables !"
Tag(s) : #Commune Nouvelle
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